1er dimanche de Carême

Homélie du 1er dimanche de Carême – Année B – 18 février 2018

Lectures :  Gn 9,8-15     Ps 24    1P 3,18-22     Mc 1,12-15

                    Marc nous introduit, en ce premier dimanche de Carême, à un des récits de la tentation de Jésus au désert.

                    L’esprit qui descendit sur Jésus pendant son baptême, cette fois, le conduit au désert pendant quarante jours pour être mis à l’épreuve. C’est l’instant de vérité entre les artifices que fait miroiter Satan, dont le but est de porter préjudice, et l’œuvre de Dieu. Les bêtes sauvages illustrent le danger au désert et la présence des anges fait allusion à cet ange qui apporta des vivres à Élie dans sa retraite. (1 Rois 19,5-7)

                    Au désert Jésus va faire face à des choix entre le bien et le mal. Son obéissance et sa fidélité à son père vont donner naissance à un peuple nouveau, différent d’Israël, symbole d’iniquité et de mort.

                    Selon le dessein de Dieu, Jésus ne pouvait pas proclamer la bonne nouvelle du salut avant la fin de la mission de Jean Baptiste. Ce temps est arrivé, le règne de Dieu s’amorce en Jésus et cela invite à un changement radical : « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle ».
C’est une invitation à aller au désert et à affronter les énergies négatives et néfastes du mal en nous. Si nous voulons être témoins de la victoire de Jésus sur le péché et sur la mort, nous devons prendre part à son cheminement et faire l’expérience qu’avec la présence du Père, le désert devient un lieu de retraite et de fécondité qui exige une auto-évaluation, un « être honnête » avec soi.

                    Individuellement et en Église, ce temps de Carême nous invite à nous examiner, à identifier les lieux de nos tentations, les zones d’ombre dans nos vies, car se convertir afin de croire suppose un profond retournement, un changement positif de direction. C’est seulement à ce prix que nous pouvons approfondir notre espérance et notre confiance en Dieu.

Patrice Batantou, sj