33ème dimanche du temps ordinaire

Homélie: Dimanche 33ème dimanche du temps ordinaire- année C – 17 novembre 2019

Lectures : Mi, 3,19-20a     Ps 97      2 Th  3,7-12, 16-3,5      Lc 21, 5-19

DES PISTES POUR L’HOMELIE DU 17 NOVEMBRE: JOURNEE MONDIALE DES PAUVRES, l’homélie se fera en dialogue avec les enfants.

                                 Devant les bouleversements que Luc annonce dans son évangile avec la destruction du Temple, (on dirait aujourd’hui  le feu à Notre Dame de Paris), les guerres (encore en Syrie, un prêtre arménien catholique assassiné cette semaine) , les grandes mutations du climat et ses conséquences pour les plus pauvres, les persécutions (en Inde, les chrétiens sont de plus en plus contrôlés par les fondamentalistes hindous au pouvoir (parlez-en avec Ashok) Jésus nous conjure de ne pas être terrifiés : ce n’est pas la fin du monde !

Jésus nous demande trois choses :

  • Rendre témoignage : Il n’est pas facile de témoigner de sa foi dans un monde qui tourne en dérision l’engagement, les sacrements, la personne du Christ…dans sa famille, mais aussi un peu partout…Et pourtant, il nous demande d’être disponible intérieurement pour laisser l’Esprit Saint nous donner les mots et la sagesse qu’il conviennent pour vivre cette confrontation, ces conflits…C’est une grande expérience spirituelle en plein conflit…

 

  •  » Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (même si vous êtes chauve…) : fais confiance ! C’est la posture du pauvre, et le Pape François propose pour la 3° année que ce  17 novembre  soit la journée mondiale des pauvres : le pauvre est celui qui sait que le Seigneur ne peut pas l’abandonner et le langage biblique décrit de façon permanente l’action de Dieu à son égard : Dieu écoute le pauvre, il intervient, il protège, il défend, il rachète, il sauve… Faire cette expérience que Dieu prend soin de moi, qu’il tient à moi comme la prunelle de l’oeil, qu’il me prend dans sa main et me conduit.

 

  • C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. « Je vous exhorte à chercher avec chaque personne pauvre que vous rencontrez ce dont elle a vraiment besoin : à ne pas vous arrêtera la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur coeur, en vous faisant attentif à leur culture et à leur façon de s’exprimer, de pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel. N’oubliez jamais que la pire discrimination dont souffre le pauvre est le manque d’attention spirituelle… Ils ont besoin d’amour… Les pauvres sont des personnes à rencontrer. Les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage du Christ, d’engager un long pèlerinage pour reconnaître le Christ dans les pauvres et les aimer… Voilà où peut loger notre persévérance…

Claude Charvet sj