5ème dimanche de carême – année A – 2 avril 2017

Homélie du 5ème dimanche de carême – année A – 2 avril 2017

Lectures :   Ez 37, 12-14     Ps129 (130), 1-2,3…     Rm 8, 8-11     Jn 11, 1-45

                    Dans cet évangile apparaissent deux sortes de croyants : les uns qui ont besoin de miracles pour croire et les autres dont la foi suffit pour que le miracle jaillisse : je veux parler des disciples de Jésus et quelques intimes.

                    C’est de ces derniers que Jésus a besoin. Sa Pâque est proche et il va poser un signe éclatant qui donnera la clé de tout ce qui va suivre : le signe de la mort et de la vie ; le signe de la détresse sans fond et de la joie sans fin. Le signe de Pâques. Pour cela Jésus a besoin de ses intimes. Eux seuls peuvent saisir.

                    Jésus les a aimés le premier ; c’est pourquoi ils sont près de lui. La seule chose qu’il leur demande en réponse à cet amour est de lui faire confiance, se laisser conduire par lui, sans prétendre savoir. En un mot : avoir foi en Lui. Car une telle foi fait des miracles :  » Je suis la Résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra. « 

                   Provoqués sans cesse par son amour, animés par son Esprit, nous sommes appelés à être les amis du Christ. Notre baptême nous donne cette dignité et le lien qui nous soude aujourd’hui en Eglise à travers l’Eucharistie la confirme. Nous ne devrions plus avoir besoin de miracles pour croire. Nous sommes ou nous devrions être nous-mêmes le signe de Dieu, le miracle que l’Esprit opère au cœur du monde pour rendre témoignage que Jésus est vivant.

                  Il suffit donc que nous croyions ; de cette foi de l’ami qui provoque le miracle : [car comme le dit Jésus] « ne te l’ai-je pas dit : si tu crois, le monde entier verra la gloire de Dieu ».

Philippe Marxer sj