Dimanche de la divine miséricorde

Homélie: Dimanche de la divine miséricorde- année C – 28 avril 2019

Lectures :  Ac 5,12-16, Ps117, Ap1,9-11a.12-13.17-19,  Jn 20, 19-31

Partage d’évangile après l’homélie en petits groupes autour de ces trois pistes:

  1. « Ces signes ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu« . La joie des disciples et la confession de foi de Thomas sont des signes qui nous sont donnés à croire pour entrer dans une relation avec Jésus de Nazareth et reconnaître en lui le Messie, le Fils de Dieu.
  2. « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, se je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas » Traumatisé par le supplice du crucifié, Thomas ne veut pas croire que le Crucifié soit le Réssuscité. Jésus accède à sa demande, se fait proche… Thomas, en voyant les plaies, dit ce qu’il croit: « Mon Seigneur : c’est le Réssuscité! Mon Dieu!:Jésus parfait image de Dieu!
  3. « Recevez l’Esprit Saint« . Le jour de la Résurrection est aussi le jour de la Pentecôte, chez Jean. Laisser le souffle de Jésus nous remplir jusqu’à pardonner à ceux qui nous ont offensés, jusqu’à être envoyé toucher les plaies des hommes.

Père Claude Charvet, sj

Petit cadeau pour les lecteurs du site

Matin de Pâques, 

Obscure est la nuit du tombeau,
et pourtant l’éclat des plaies sacrées
traverse l’épaisseur de la pierre
,
la soulève et la met de côté comme une plume ;
de l’obscurité du tombeau se lève
le corps ressuscité du Fils de l’Homme,
éblouissant de lumière, rayonnant de clarté.
Sans bruit, il sort de la grotte
dans l’aube naissante, paisible, d’une paix matinale,
une brume légère couvre la terre ;
elle est maintenant traversée par la lumière, scintillante de blancheur –
et le Sauveur s’avance dans le silence
de la terre qui s’éveille à peine.
Sous ses pas divins
s’épanouissent des fleurs lumineuses que nul n’a jamais vues
 –
et partout où son vêtement effleure le sol,
la terre se met à briller d’un éclat d’émeraude.
La bénédiction coule de ses mains sur les champs et les prés,
elle jaillit abondante et limpide –
et dans la rosée matinale de la plénitude de grâce
la nature rayonne de joie et ovationne le Ressuscité
pendant qu’il s’avance en silence au devant des hommes
.

Edith Stein, Malgré la nuit, Ad Solem, 2002 qui mourût àAuschwitz en 1942.