Dimanche de Pâques

Homélie du dimanche de Pâques – année B – 01 avril 2018

 Lectures :   Ac 10, 34-43    Ps 117     Col 3, 1-4      Jn 20, 1-9

                  Aujourd’hui est un jour de fête. Jésus est ressuscité. Il a vaincu la mort. Il est sorti du tombeau. Il est vivant ! Cette victoire de la mort sur la vie s’étend jusqu’à nous. Aujourd’hui, nous avons ouvert le baptistère. Dans un instant 5 enfants vont être baptisés. Nous allons demander avec force que le Saint Esprit vienne reposer sur eux et aussi sur toute notre assemblée afin de les faire passer et de nous faire passer de la mort à la vie.

  1. Pâques

                  Pour vivre cet évènement nous avons choisi le jour de Pâques. Pâques, n’est pas n’importe quel jour. C’est le jour où Dieu, sous la conduite de Moïse, a délivré le peuple juif de l’esclavage de Pharaon en Egypte. Encore aujourd’hui, chaque année les juifs célèbrent la fête de Pâques. Jésus, lui-même, a célébré la Pâque juive car Jésus était juif. St Luc nous dit que lorsqu’il a eu douze ans, Jésus est monté à Jérusalem avec ses parents. Plus tard, avec ses disciples, chaque année il montera en pèlerinage à Jérusalem à l’occasion de cette fête de Pâques.

                  Au cours de la semaine sainte nous avons célébré ce que Jésus a vécu au cours de son dernier pèlerinage à Jérusalem. Nous avons vu que le jour des Rameaux, il est entré à Jérusalem acclamé comme un roi. Le Jeudi saint, avant de mourir sur une croix, Jésus a voulu partager son dernier repas avec ses disciples. Dans la nuit, Jésus a été arrêté comme un malfaiteur, jugé à toute vitesse, condamné et cloué sur une croix entre deux brigands. Le vendredi vers trois heures de l’après-midi le Christ est mort. On l’a vite mis au tombeau, avant que le soleil se couche, car le lendemain c’était le grand sabbat des juifs. Ce jour-là on ne devait pas travailler et les condamnés ne pouvaient pas rester sur une croix.

  1. Le premier jour de la semaine

                  Le sabbat terminé, Marie Madeleine, s’est rendue au tombeau de très bonne heure. Elle y va de grand matin car elle n’avait pas eu le temps de faire le rituel nécessaire pour un mort. Elle voulait que Jésus ait une sépulture digne. En chemin elle se demandait qui allait pouvoir lui rouler la pierre. Surprise, à son arrivée, Marie Madeleine découvre que le tombeau est vide. Les questions se bousculent dans sa tête. Elle court chercher Pierre et Jean. Qui aurait bien pu voler le corps de Jésus ?

                  Surprise ! Personne n’a volé le corps de Jésus, mais il est ressuscité. St Jean, dans l’Évangile, nous précise que c’est le premier jour de la semaine. En effet, pour les juifs le premier jour de la semaine n’est pas le lundi mais le dimanche. Ce premier jour n’est pas n’importe quel premier jour. Par là St Jean nous signifie qu’il s’agit d’un nouveau commencement, d’une nouvelle étape pour l’humanité. Le Christ est passé de la mort à la vie. La nuit est terminée. Le jour s’est levé. Jésus nous ouvre le chemin. Il vient nous entrainer à sa suite sur un chemin de vie. Cette vie nouvelle, pour chacun de nous, s’ouvre par le baptême.

  1. Le baptême

                  Comme vous le voyez, ce n’est pas un hasard si dès le début de l’Église les baptêmes des adultes se faisaient principalement le jour de Pâques. Moi aussi, j’ai pensé que ce serait bien que vous soyez baptisés le jour de Pâques.

                  Comme vous le voyez, pour être baptisés vous allez descendre dans le baptistère. On l’a ouvert, on y a mis de l’eau. En descendant dans l’eau vous allez descendre à la suite de Jésus, baptisé dans les eaux du Jourdain. Après avoir été baptisé par Jean Baptiste, l’évangéliste Luc nous dit que Jésus est remonté de l’eau et là, alors qu’il était en prière; l’Esprit Saint est venu reposer sur lui sous la forme d’une colombe. Les enfants, dans un instant je vais vous baptiser. Jésus va appeler l’Esprit Saint sur chacun de vous car comment pouvez-vous connaître Dieu si Dieu lui-même ne vous donne pas son Esprit Saint.

                  Lorsque Jésus s’est fait baptiser une voix venant du ciel s’est fait entendre : « celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Par notre baptême ces mêmes paroles du Père sont valables pour chacun d’entre nous. Oui Dieu aime tous les hommes, baptisés ou pas, mais celui qui est baptisé peut entendre le Père qui lui dit : « tu es mon Fils (ma fille) bien-aimé(e) »

                  En baptisant les enfants, l’Esprit Saint ne va pas se limiter à reposer uniquement sur eux mais il va reposer également sur toute notre assemblée. Demandons donc avec force non seulement que l’Esprit Saint soit donné à ces enfants mais aussi à chacun de nous. Le baptême de ces enfants nous invite à renouveler, à réactualiser la grâce de notre baptême.

Christian Vivien, sj