Homélie du jour de Pâques – Année C – ND des Anges – Dimanche 27 mars 2016

Homélie du jour de Pâques – Année C – ND des Anges – Dimanche 27 mars 2016

Baptêmes de Lou, Solal, Violette, Augustin et Arthur

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, c’est Pâques. Ce matin, Lou, Solal et Violette qui sont au caté ainsi que Augustin et Arthur qui sont des bébés, vont être baptisés au cours de cette eucharistie. Pour les baptiser, nous n’avons pas choisi un jour au hasard, ni simplement un jour qui nous allait bien parce que, par exemple, c’était pratique pour nous. Nous avons choisi le jour de Pâques.

I-  Pâques

Pour comprendre le choix de ce jour, rappelons-nous ce que nous avons vécu cette semaine. Beaucoup parmi vous ont suivi les offices de la semaine sainte. Au caté, nous avons vu qu’avant d’être une fête chrétienne Pâques était déjà une fête juive. La fête de Pâques nous rappelle que, sous la conduite de Moïse, le peuple juif a été libéré de l’esclavage de Pharaon, en Egypte. Le jour de la fête de Pâques on célèbre, grâce à Dieu, le passage de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie.

La semaine sainte est une semaine très importante pour tous les chrétiens. Le jeudi Saint l’Eglise entière s’est rappelé le dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples. Avec les enfants nous nous sommes retrouvés, pour célébrer ce moment, à l’église St Victor. Cela a été un moment très fort. Il y a eu le lavement des pieds, le Notre Père en araméen, l’eucharistie.

On se rappelle que dans la nuit du jeudi au vendredi le Christ a été arrêté, jugé, condamné. Le vendredi, vers trois heures de l’après midi, Jésus est mort sur une croix entre deux bandits. On l’a vite mis au tombeau car le lendemain c’était le grand Sabbat des Juifs. On ne devait pas travailler et les condamnés ne pouvaient pas rester sur une croix. C’est pour cela que Jésus a vite été mis dans un tombeau. Ce jour-là c’était fête à Jérusalem. C’était la Pâque. Mais pour les amis de Jésus ce jour était terrible. C’était triste. On n’avait même pas pu faire ce qui était nécessaire pour que la sépulture de Jésus soit digne. Tout s’était fait dans la précipitation.

II- Le premier jour de la semaine

Aussi, de grand matin, dès que le sabbat a été terminé, Marie Madeleine s’est rendue au tombeau. Elle était partie de chez elle, avant même le lever du jour. Elle voulait être la première au tombeau. Surprise, elle découvre que le tombeau est vide. Elle court chercher Pierre et Jean. Ils viennent constater. C’est bien vrai,  Jésus n’est plus dans le tombeau. Que s’est-il donc passé ? Pierre ne comprend pas. Jean, le disciple bien aimé qui avait posé sa tête sur le coté de Jésus le jeudi saint et qui se trouvait au pied de la croix lorsque Jésus est mort, entre lui aussi dans le tombeau. Il connaissait Jésus au plus profond de son cœur. Dès qu’il est entré dans le tombeau il a compris que Jésus était vivant, que Jésus était passé de la mort à la vie, qu’il était ressuscité. Oui, que Jésus était vivant ! Cela s’est passé le dimanche matin. Ce matin-là ce n’était pas simplement un nouveau jour qui commençait, ni une nouvelle semaine qui commençait, c’était une étape nouvelle qui commençait dans l’histoire des hommes ! Jésus est vivant ! Aujourd’hui on se rappelle que Jésus est vivant au milieu de nous.

Jésus n’est pas simplement vivant pour lui. En mourant sur la croix il a pris sur lui tout ce qui était triste et mort en nous. En ressuscitant il nous entraine vers la vie. Avec Jésus la mort a été vaincue, la tristesse balayée. Jésus nous entraîne à sa suite sur un chemin de vie. Choisir Jésus, c’est choisir la vie.

III- Le baptême

Cette expérience de la vie que Jésus nous donne, il veut nous la faire vivre dans le baptême. Ce n’est pas une théorie : c’est une expérience. Le pape François nous dit que la joie remplit le cœur de ceux qui se tourne vers Jésus. Comme vous le voyez ce n’est pas un hasard si, dès le début de l’Eglise, les baptêmes se font principalement le jour de Pâques. C’est pour cela que ce matin il va y avoir cinq baptêmes. Il va y avoir le baptême de Lou, de Solal et de Violette qui sont au caté et celui d’Augustin et d’Arthur qui sont des bébés.

Ici à ND des Anges nous avons la chance d’avoir ce baptistère. Les enfants vont y descendre. Les bébés vont y entrer, portés par leurs parents. En les baptisant je vais dire à chacun : « Je te baptise au nom du Père du Fils et du Saint Esprit ».

En les baptisant je vais demander que l’Esprit Saint vienne reposer sur chacun d’eux. Je vais demander qu’ils découvrent que Jésus est vivant et qu’ils sachent que, dans les cieux, Dieu est pour eux un Père plein d’amour et de miséricorde. Ce don qui s’enracine dans le baptême demande, bien sûr, à s’approfondir tout au long de notre vie par notre fidélité à sa parole.

En baptisant les enfants, l’Esprit Saint ne va pas se limiter à reposer uniquement sur eux mais il va reposer également sur toute notre assemblée. Nous pouvons donc demander, nous aussi, avec force, que l’Esprit Saint nous soit donné. Le baptême de ces enfants nous invite à renouveler la grâce de notre baptême. Ce matin le Père désire redire à chacun : « tu es mon fils bien aimé, tu es ma fille bien aimée ». Nous ne sommes pas des orphelins sur cette terre, nous sommes enfants de Dieu et nous savons que Dieu nous aime. Que cet amour de Dieu vienne réchauffer nos cœurs et balayer en chacun de nous toute tristesse, et que Jésus vienne poser sa main sur nous.

Christian Vivien sj