Mercredi des Cendres

Homélie du Mercredi des Cendres – Année B – 14 février 2018

Lectures : Jl 2 12-18     Ps 50    2Co 5,20-6,2      Mt 6, 1-6 16-18

                    Aujourd’hui l’Église nous fait un grand cadeau. Elle nous invite à vivre ce temps de carême pour nous ajuster à Dieu.

Le carême

                    Le carême comme son nom l’indique vient du mot 40 :

  • 40 jours que Jésus a passés dans le désert
  • 40 ans que le peuple hébreu, sous la conduite de Moïse, a vécu dans le désert du Sinaï avant de rentrer dans la terre promise
  • 40 jours que le prophète Elie a mis pour aller jusqu’à la montagne de Dieu l’Horeb
  • A Notre Dame des Anges, nous sommes dans une église des franciscains. St François d’Assise, pour imiter Jésus, a jeûné 40 jours. Au bout de 40 jours on nous dit qu’il a réalisé que le temps des 40 jours était accompli et on nous dit qu’il a été tremper du pain dans le lac près duquel il était car il avait peur de dépasser Jésus.

                    Au début de l’Église, des personnes, que l’on appelle des moines, à la suite d’un grand saint, St Antoine du désert, sont montés dans le désert de haute Égypte pour imiter Jésus dans sa lutte contre le démon. Très vite, à côté du jeune moine, on plaçait un vieux moine pour l’accompagner dans les découvertes qu’il faisait. Cette expérience des moines a beaucoup marqué le début de l’Église. Aussi, lorsqu’au 4ème siècle au moment de la paix suite à la conversion de l’empereur Constantin, beaucoup de personnes ont demandé le baptême. Le carême était comme une grande retraite pour se préparer au baptême qui était célébré le jour de Pâques. En s’inspirant de l’expérience des moines, à côté du nouveau baptisé on a mis en place les parrains et les marraines pour l’accompagner dans son cheminement.

Depuis le 4ème siècle cette coutume de vivre le carême s’est conservée dans l’Église pour vraiment se préparer à accueillir Jésus dans son cœur et à être rempli de la force du Saint Esprit.

Pour comprendre :

                    Que se passe-t-il lorsqu’on chante Jésus, que l’on se rapproche de lui, que l’on a un grand amour pour Jésus ou pour sa maman la Vierge Marie. Dans son cœur on éprouve une grande joie. Cette joie, n’est pas de nous. Elle vient du Saint Esprit. Cette joie qui nous vient du Saint Esprit nous l’expérimentons au caté lorsqu’on chante autour de ND des Anges. Je crois que tous les enfants vous avez expérimenté cette joie. Cette présence de Dieu il m’arrive de la ressentir parfois à la messe lorsqu’une grande paix descend dans mon cœur. Je sais que cette paix n’est pas de moi mais de Dieu car dans mon cœur j’ai un grand amour pour Jésus. A côté de cette joie que l’on découvre lorsqu’on se rapproche de Jésus, il existe une tristesse où on découvre que l’on est coupé de Dieu et des autres. Cette tristesse nous vient du mauvais. Le diable nous coupe de Dieu et des autres. Le diable sème la zizanie, le trouble. Le diable nous coupe de Dieu et des autres. Il est plus difficile de réaliser sa présence. Il dépend de nous de nous séparer du mauvais et de choisir Dieu.

Pour bien vivre le carême

                    Pour bien vivre le carême l’église nous propose trois moyens : la prière, le jeûne et l’aumône (le partage). Le but du carême n’est pas de faire des exploits de prière, de jeûne et d’aumône mais de lutter en nous contre tout ce qui nous sépare de Dieu.

La prière, le chant pour Dieu nous rapproche de Dieu. Le diable nous dit que la prière est inutile, que cela ne sert à rien, que c’est du temps perdu. Aussi Jésus nous invite à prier. Pendant le carême l’Église nous invite à mettre plus l’accent sur la prière.

Peut-être dans la journée on peut avoir une pensée pour Jésus, le soir ou le matin on pourrait faire une prière

Jeûner – Tout dans notre monde nous dit que pour être heureux il faut consommer, prendre. Pour lutter contre cette consommation Jésus nous invite à jeûner. Quand vous jeunez …

Pendant le carême on peut faire, par amour de Jésus, un effort pour ne pas prendre et lutter contre cet appétit de consommation. De quoi on peut jeuner : de nourriture, de télé, de iphone, d’internet…

Aumône – Tout dans notre monde nous dit que pour être heureux il faut posséder. Le diable nous dit que l’on ne doit pas s’occuper des autres. Il est normal de posséder. Cette possession qui va jusqu’à écraser les autres, moi et pas les autres, est-elle de Dieu ou du mauvais ?

                    Pour lutter contre cette tendance à posséder que pour soi. Jésus nous propose l’aumône

Christian Vivien sj