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Une manière renouvelée de vivre le Sacrement de la Réconciliation.

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Chers amis,

Vous trouverez en bas de cette page une proposition d’une manière renouvelée de vivre le Sacrement de la Réconciliation, celui qu’on appelle aussi la Confession. Vous avez peut-être connu comme moi dans mon enfance une présentation de ce Sacrement comme un jugement de Dieu, qui pèse nos actes et punit les méchants en récompensant les bons. Or l’Evangile nous dit tout le contraire : « Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pêcheurs pour qu’ils se convertissent » (Luc 5, 32).

Ce n’est donc pas un tribunal devant lequel il faudrait dérouler nos fautes mais un lieu de parole où je puis exprimer ce qu’il me faut changer dans ma vie et entendre le Seigneur renouveler son alliance avec moi. C’est un moment heureux qui permet en quelque sorte de renaître.

Méditez ce texte et si vous voulez vivre de cette façon-là ce sacrement, sachez que des prêtres seront disponibles à Notre-Dame des Anges vendredi 27 mars de 17h à 19h en plus de leurs présences aux permanences des mardis et jeudis de 16 h à 18h.

Georges Cottin, sj

Vous pouvez également vivre ce sacrement :

  • A la Chapelle de la Madeleine (24 cours Pasteur à Bordeaux)

Confessions du mardi au samedi : le matin de 10h à 12h, le soir de 16h à 19h sauf le samedi après-midi et les solennités de 15h à 17h.

  • A l’église Notre-Dame (4 rue Mably à Bordeaux) où une Journée du pardon est proposée le vendredi 27 mars de 9h à minuit (confessions en continu, lieu d’écoute de 9 à 18h30, adoration toute la journée).

« Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs pour qu’ils se convertissent » (Luc 5, 32).

Quand Jésus rencontre un pécheur, il ne lui demande pas : « qu’as-tu fait ? ». Il ne le juge pas, il ne le condamne pas, mais il lui demande : « que veux-tu que je fasse pour toi ? ».

Je crois que l’on peut fort bien se réconcilier avec Dieu en essayant de répondre sincèrement à cette question, en découvrant que je suis malheureux parce qu’il y a des aspects de ma vie qui me font mal. Je voudrais changer, et je voudrais que le Seigneur m’y aide, j’ai besoin de lui, je n’y arriverai pas tout seul

Le Sacrement est alors tourné vers l’avenir, parce que c’est mon avenir qui intéresse le Seigneur ! Mes fautes, il les connaît, et bien mieux que moi. Encore faut-il que je le reconnaisse, que je découvre que j’ai fait du mal, que j’ai blessé l’autre et altéré l’œuvre de Dieu, en moi et autour de moi.

Mais cela ne suffit pas ! Il a besoin de m’entendre dire ma volonté de changement, mon désir de conversion, pour s’y engager avec moi. Dire ce que je désire changer, c’est reconnaître mes torts et implorer son aide. Et il peut grandement m’aider à discerner ce qui est de ma responsabilité.

Dès lors, je peux fort bien me « confesser » en exprimant des désirs, des intentions, des orientations. Et ce Sacrement devient un Sacrement d’Alliance, d’une alliance renouvelée entre mon Seigneur et moi, pour un avenir autre. Ce n’est plus un sacrement triste, un étalage de mes pauvretés ou une opération de blanchiment ; c’est une rencontre avec Celui qui seul peut me permettre de vivre en vérité en pécheur pardonné.

Ce désir de changement, je peux le préparer, le nommer et l’exprimer auprès de mon accompagnateur ou de mon accompagnatrice, au cours d’un entretien ou d’une retraite accompagnée. Ainsi, lors de la Célébration du Pardon, je puisse devant le Prêtre aller à l’essentiel, exprimer brièvement ma volonté de changement et recevoir le signe sacramentel que Dieu m’a bien « par-donné ».

Georges Cottin, sj