11ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 14 juin 2026
11ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 14 juin 2026
Lectures : 1ère lecture : Ex 19, 2-6a ; Psaume 99 ; 2ème lecture : Rm 5, 6-11 ; Evangile : Mt 9, 36 – 10, 8
Jésus est en chemin. Il traverse villes et villages, prêchant la Bonne Nouvelle, guérissant les malades et les blessés de la vie.
Il rencontre de nombreuses personnes, qui ne savent plus trop où aller, qui ont perdu le sens de l’orientation. Jésus croise le chemin de ces hommes, de ces femmes « à la périphérie », selon une expression chère au Pape François.
Il est touché au plus profond de lui-même. L’évangile nous dit qu’il fut « saisi de compassion ». La détresse de ces gens l’atteint au coeur . Mais il ne se laisse pas paralyser par tant de misère, il ne reste pas là en simple spectateur.
Il trouve deux solutions, tout à fait indissociables : prier et agir. Et le contenu de la prière est clair : « priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ». Il a compris l’urgence de la situation, la nécessité de se faire aider par de nombreux « collaborateurs » qui prendront la suite
L’évangile précise ensuite que les Douze, Jésus les envoie en mission s’efforcer de réaliser ce que lui-même fait : guérir, libérer de ce qui enferme. Donnez gratuitement puisque vous avez reçu gratuitement. Et donc sans rien attendre au retour, si ce n’est espérer que la Bonne Nouvelle sera entendue
De nos jours encore, la moisson est abondante et les ouvriers sont toujours sollicités, pas seulement des prêtres. Multiples sont les tâches qui demandent des hommes et des femmes pour répondre aux attentes, et se mettre à l’ouvrage. Et ainsi faire fructifier ce qu’ils ont reçu gratuitement.
Pour cela deux choses me semblent nécessaires. S’arrêter comme Jésus pour discerner le sens et le fondement des demandes. Cela peut se faire personnellement mais aussi se vivre en communauté. Car ils sont nombreux les appels qui nous viennent des « périphéries »
Puis personnellement et en communauté s’efforcer d’être « Bonne Nouvelle » pour ce que l’évangile désigne sous le nom de « brebis perdues », à condition que cette expression ne renvoie pas à une attitude « supérieure et condescendante ». Pour cela, notre engagement doit se faire à la lumière de ce que Jésus a été, de ce qu’il a dit, de ce qu’il a vécu. Cet engagement ne sera pas marqué par la pitié, au sens négatif du terme, mais il sera caractérisé par une réelle compassion.
La mission n’est pas terminée … et nous voyons autour de nous une abondante moisson.
Alors, allons-y, avec la grâce de Dieu. Amen.
Jean-Jacques Guillemot, sj


