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27ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 4 octobre 2026

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27ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 4 octobre 2026

Lectures : 1ère lecture : Mt 21, 28-32 ; Psaume 79 ; 2ème lecture : Ph 4, 6-9 ; Évangile : Mt 21, 33-43

J’ai cherché résolument à trouver un lien entre cet évangile que nous venons d’entendre et le thème de ce dimanche autour de l’accueil des migrants… et j’en ai trouvé un, ou plutôt on m’a aidé à en trouver un : c’est à la fin de cet évangile la parole de Jésus : « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».

Jésus d’ailleurs là cite l’Ancien Testament, très précisément le Psaume 118, aux versets 22-23 et il met en évidence que ce qui a semblé une évidence pour les hommes, cette pierre qu’on met au rebut, peut en effet devenir la pierre d’angle, celle qui fait tenir la voute. C’est bien sûr la Résurrection de Jésus qui est prophétisée là.

Mais bien avant Jésus il y a de multiples passages dans la Bible où l’on voit des exilés, des réfugiés, des gens réduits en esclavage et trainés hors de leur pays, attirer toute l’attention de Dieu et bénéficier de son appui et même de sa préférence. Ceci depuis Abraham : « sors de ton pays et va vers le pays que je te montrerai ». Dès le départ la relation entre l’humanité et Dieu se noue par un exilé !

Et puis il y a la descendance d’Abraham, le peuple juif, réduit en Egypte à un esclavage atroce, et que Dieu vient délivrer, par Moïse et Aaron… C’est la lecture que nous avons faite tout à l’heure avant l’Evangile.

Et puis il y a eu l’exil à Babylone, dans les années 600 avant Jésus Christ, avec le cri de détresse des enfants d’Israël, jusqu’à la délivrance par le Perse Cyrus, le retour à Jérusalem et la reconstruction du Temple dans les années 520.

N’oublions pas non plus que pour les toutes premières communautés chrétiennes, peu après Jésus Christ, l’exil s’était imposé pour ceux qui voulaient fuir les persécutions, et que ce sont ces exilés qui ont fondé des communautés chrétiennes dans tout le pourtour de la méditerranée, en Asie Mineure, en Grèce, en Italie, en Afrique du Nord, et jusqu’en Gaule et en Espagne. Le plus ancien lieu de culte identifié dans notre pays se trouve sous l’église Saint Victor, à Marseille, et une croix gravée dans la muraille d’une grotte atteste que des chrétiens étaient venus se réfugier là au 2ème ou 3ème siècle.

Alors ne soyons pas surpris que Dieu leur prête tant d’attention… Peut-être parce qu’ils sont plus dépouillés que nous, plus en attente d’un réconfort et d’un salut, plus prêts à accueillir la tendresse de Dieu. Le Pape Léon XIV, comme son prédécesseur François, a fortement attiré notre attention là-dessus. Nous avons le devoir de leur ouvrir nos portes, et notre cœur. Ils ont tant à nous apprendre !

Du reste c’est ce que nous allons faire tout de suite, en leur donnant la parole. Ils ont connu notre assemblée par l’Association WELCOME et ils ont mis par écrit ce qu’ils souhaitaient nous dire…

                                                           Georges Cottin, sj, et la Pastorale des Migrants