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24ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 13 septembre 2026

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24ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 13 septembre 2026

Lectures : 1ère lecture : Si 27, 30 – 28, 7 ; Psaume 102 ; 2ème lecture : Rm 14, 7-9 ; Évangile : Mt 18, 21-35

Mince, on a droit à une comptabilité de nos péchés, ce dimanche ! En préparant nous avons eu cette crainte. A moins que ce ne soit le contraire, et que le Seigneur nous invite à ne regarder que ce qui est don et pardon ! C’est nous-mêmes, à l’image de Pierre, qui nous mettons des inquiétudes lourdes. « Le frère qui commet une faute contre moi, il faut que je lui pardonne sept fois ? » Mais non, pas 7 mais 490 fois ! Quelle faute le prochain peut-il avoir commise contre nous ? Il y a des trucs que je n’aime pas, mais est-ce des fautes ? Par exemple le téléphone, j’ai toujours éprouvé ça comme un instrument de torture. Mais me téléphoner est-il une faute ? Je vois qu’à laisser les messages traîner sur un répondeur j’en irrite l’un ou l’autre. Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Mais sommes-nous pris là-dedans ? Un peu quand même. Je m’aperçois qu’il y a plein de colères masquées. C’est souvent quand je suis mis devant une lacune ou une impuissance. Ces citoyens allemands qui votent n’importe comment, et peut-être que nous allons les imiter pour nos présidentielles. Les Hitler bis qui polluent et divisent le monde et les citoyens qui les élisent. Il faudrait leur pardonner ?

La seule dette qui soit, Paul la rappelait dimanche dernier : c’est celle de l’amour du Seigneur. La seule faute qui soit, c’est ce qui néglige l’amour de Dieu, emporté par 1000 ressentiments à quoi je prête trop d’attention. Peut-être nos colères viennent de blessures mal nommées et mal digérées, que la réalité réveille par moments. Sur la Croix, le Christ les reçoit et les porte à la tendresse de son Père et notre Père. En tout cas aucun de nous ne vit ni ne meurt pour soi-même. On pourrait même ajouter « par soi-même ». Nous appartenons à plus grand que nous, au Seigneur, au Corps du Seigneur. D’autres sont ma parole, mes pieds, mes yeux, ma canne, mon esprit, ce qui me manque ou vient à me manquer. C’est à la gratitude que le Christ invite. Et donc à un pardon qui fait vivre l’amour du Seigneur pour les siens, y compris pour moi qu’Il aime comme un bien-aimé, que je lui doive 60.000.000 pièces d’argent ou 100. Il y a mieux à vivre que d’intenter procès sur procès. Mais saurais-je reconnaître la compassion de notre Créateur ?

Olivier de Framond, sj