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Fête de la Toussaint – 1er novembre 2026 –

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Lectures : 1ère lecture : Ap7, 2-4.9-14 ; Psaume 23 ; 2ème lecture : 1 J3, 1-3 ; Évangile : Mt 5, 1-12a

Toussaint : fête de l’espérance 

La Toussaint fête l’espérance d’un peuple de lumière. Toussaint et commémoration des défunts sont ici réunies, fête des marcheurs de Dieu, lumières vivantes, lumières passées. Nous aspirons au Dieu de vie, d’amour. La parole de Dieu entendue est-elle audible ? La lettre de Jean nous décomplexe : nous n’avons pas encore la claire vision !

Il est un cadeau à recevoir, que Dieu nous fait en Jésus Christ : nous sommes enfants de Dieu. Je peux dire Abba – « Papounet » -, je peux l’écouter, lui parler, l’accueillir, en tout ce qui fait mes larmes, ma joie, mes deuils, ma paix ! En fait je vois que je ne sais pas vraiment lui parler, ni l’entendre, ce Dieu. Si Jésus est appelé « fils de Dieu » c’est qu’il est avec lui. De lui il tire ces béatitudes : heureux ! Nous retenons peut-être plus ce qui suit, moins marrant. Pauvre de cœur, en manque affectif ou social, assoiffé ou persécuté pour la justice, insulté à cause de Dieu, il y a mieux ! Les doux, les cœurs purs, les miséricordieux, là c’est bon, mais sur terre ceux-là seront éprouvés ! Alors l’espérance ? C’est que le ciel peut advenir même sur terre. Le ciel, c’est la joie, la vie, la paix, Dieu, au-delà de nos souffrances. Le royaume de Dieu est annoncé au présent : le royaume des cieux est à eux.

Prendre le chemin de l’espérance apprend à connaître Dieu. Un trouble me vient : 144 000 sont sauvés, et les milliards d’autres humains ? Dieu ne sait pas compter, c’est pas son truc. Ouf ! Il est d’abord le Pauvre de cœur. En fait, il est cela et artisan de paix, assoiffé de justice, parfois insulté et persécuté, doux et humble confronté à la violence du monde, miséricordieux éprouvé par les égoïsmes. Il l’est en son « Fils »… Et en ce Pauvre nous faisons l’expérience de la communion des saints. Le ciel arrive en un sourire, un regard, une attention, un geste, venu d’un autre où Dieu se tient. La communion des saints se révèle. Connaître Dieu, ce n’est pas le voir, c’est seulement le reconnaître à l’œuvre, comme un enfant bien-aimé. Celles et ceux que nous commémorerons sont une lumière qui nous tire en avant, et nous ne savons comment.

Alors la première lecture a sa saveur. « Le salut appartient à notre Dieu ». Notre naissance, notre communion, notre joie, elles sont devant. Elles sont à Dieu, pas à nous. Dirons-nous « AMEN, louange, puissance, gloire, et action de grâce à notre Dieu pour les siècles des siècles » ? Je peux aussi te dire « OK, mon Dieu, je ne te connais pas bien, mais au fond t’as pas l’air si mal ! » …

Olivier de Framond, sj