32ème dimanche du temps ordinaire

Homélie: Dimanche 32ème dimanche du temps ordinaire- année C – 10 novembre 2019

Lectures : 2M7, 1-2.9-14     Ps 16      2 Th2, 16-3,5      Lc 20,27-38

                    Dans les lectures d’aujourd’hui, il est évidemment question de la vie des ressuscités, de la Résurrection. Dans chaque culture, dans chaque religion et dans chaque pays il y a plusieurs types de croyances concernant la mort et la vie après la mort. Pour certains, par exemple pour les indiens, il y a la réincarnation, nous revenons sur terre à plusieurs reprises sous plusieurs formes différentes selon notre Karma, destin. Pour d’autres, après notre mort, nous rencontrons nos ancêtres et nos proches défunts. Récemment nous, chrétiens, nous avons célébré la fête des défunts. Peut-être, certains ont eu le sentiment : « Après ma mort je vais voir, je vais rejoindre mon père ou ma mère ou mon ami etc ». Pour d’autre encore comme la plupart des gens d’aujourd’hui dans un monde matérialiste, je dirais, même pour certains chrétiens il est vraiment difficile à comprendre et croire à la fois dans la Résurrection du Christ et dans notre résurrection. Pour certains, comme les Sadducéens, il n’y a plus rien après la mort. Il n’y pas de résurrection.

Chers frères et sœurs j’aimerais juste attirer votre attention sur deux choses : 1. Croire en la Résurrection et 2. Comprendre la vie des ressuscités.

Croire en la Résurrection

                    D’abord, rappelez-vous que pour nous chrétiens, croire en la Résurrection du Christ et dans notre résurrection en Lui est quelque chose de fondamental. Comme le dit Saint Paul, « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vaine, et vide aussi notre foi (1 Co 15, 14). Ensuite, Paul continue : « Si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’est pas ressuscité, votre foi est illusoire, vous êtes encore dans vos péchés ». (1 Co 15, 16-17). La résurrection nous fait comprendre que nous ne sommes pas nés tout simplement pour mourir après notre vie sur la terre mais nous sommes nés pour vivre éternellement avec notre Dieu. Dans l’évangile, Jésus répond aux Sadducéens, à ce propos, en faisant allusion à Moïse et en s’appuyant sur l’écriture elle-même : « le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob (Ex 3, 6). Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants (Lc 20, 38).

Comprendre la vie des ressuscités

                    Les Sadducéens ont exprimé leur doute en disant que s’il y a la résurrection des morts cela va poser beaucoup de soucis et de confusion. Ils confrontent Jésus avec le cas de cette dame qui avaient sept maris. Peut-être, certains d’entre nous ont aussi le même type de doute parce qu’aujourd’hui il y a beaucoup de familles séparées, brisées et ensuite reconstruites avec d’autres. Qui appartient à qui après la mort ? A cet égard, Jésus montre la différence entre la vie d’ici-bas et la vie ressuscitée en haut. On ne peut pas concevoir la vie future de manière terrestre et matérielle. Les relations conjugales et les liens familiaux seront dépassés. Jésus souligne que « Les enfants de ce monde prennent femme et mari, mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection (Lc 20, 34-36). Après notre résurrection quel que soit notre origine, notre couleur, notre caste, notre classe, notre pays, quels que soient nos liens familiaux, toutes ces choses seront dépassées. Nous deviendrons tous les enfants de Dieu.

                    Frères et sœurs, lors de cette messe entre nos deux communautés, le Sénégal et la France, rappelons que sommes tous fils et filles de Dieu en Christ ressuscité. Croyons dans un Dieu des vivants et fortifions notre foi en la Résurrection du Christ que nous commérons chaque dimanche.

Ashok Bodhana sj