14ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 5 juillet 2026
14ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 5 juillet 2026
Lectures : 1ère lecture : Za 9, 9-10 ; Psaume 144 ; 2ème lecture : Rm 8, 9.11-13 ; Evangile : Mt 11, 25-30
Dans cet Evangile jésus nous fait pénétrer dans le plus profond de son cœur et de sa prière. Il remercie son Père de s’être fait connaître des personnes les plus simples, les enfants, les pauvres, les étrangers, les personnes blessées par la vie. De fait, tout au long des Evangiles on voit Jésus passer beaucoup plus de temps à soigner un lépreux, à rendre la vue à un aveugle, à remettre debout un paralysé ou même à redonner vie à un mort, plutôt que prêcher auprès des Pharisiens ou des docteurs de la Loi ! Non pas qu’il les méprise, mais tout simplement parce que sa parole est mieux reçue par les gens simples, par ceux qui ont faim et soif de quelque chose qu’ils n’ont pas, un peu d’amour, de compassion, de nourriture matérielle ou spirituelle !
Et à ces gens simples Jésus promet le repos, la paix, la joie ! J’ai travaillé quelque temps en Afrique, au Tchad plus précisément, et j’ai été ébloui, le mot n’est pas assez fort, par le courage, la joie de vivre, la résistance aux difficultés de la vie de ce peuple pourtant parmi les plus pauvres de la planète. Un nuage de sauterelle et leur récolte de toute une année pouvait disparaître en quelques minutes ! Eh bien le lendemain ils se remettaient au travail, pour survivre, pour leur famille, pour leurs enfants.
Pourquoi cet amour préférentiel du Christ pour les gens simples ? Parce qu’ils n’ont pas l’esprit encombré par le savoir, leur réputation, la gestion de leurs biens… Ils n’ont rien à perdre, rien à défendre, tout à accueillir. Et ils sont capables d’aimer, en vérité. Leur faiblesse devient leur force !
Alors je me pose et je vous pose trois questions…
La première c’est de quel côté je me range ? Dans le camp des puissants, des sachants, ou dans celui de ceux qui connaissent leurs limites, qui savent écouter, demander conseil, appeler à l’aide, s’ouvrir à la miséricorde de Dieu ?
La seconde est celle-ci : suis-je capable de demander au Seigneur de m’aider à porter mon fardeau, ce qui me fait souffrir, ce qui me désole et m’obsède ?
Et la troisième, comment me rendre proche de ceux qui autour de moi ne connaissent que mépris ou solitude ?
Georges Cottin, sj


