15ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 12 juillet 2026
15ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 12 juillet 2026
Lectures : 1ère lecture : Is 55, 10-11 ; Psaume 64 ; 2ème lecture : Rm 8, 18-23 ; Evangile : Mt 13, 1-23
Des oreilles pour entendre
Isaïe nous fait rêver avec sa pluie et sa neige ! Une parole de Dieu qui serait comme la pluie et la neige, je comprends qu’on ne l’entende pas ! La bonne nouvelle ici est qu’entendre n’est pas si facile ! La parole accomplit sa mission et revient à Dieu. Le récepteur doit fonctionner. Or les foules écoutent et n’entendent rien. Certains sont au bord du chemin ; des oiseaux ont tout pris – au moins ce n’est pas perdu pour tout le monde -. D’autres sont une terre sur un tas de cailloux : ils s’enflamment et plus rien. Il y en a qui sont assis dans des ronces ; ils auraient dû le sentir mais n’ont pas réagi. Finalement les rares qui ont entendu sont ceux qui n’ont pas compris mais qui le disent : « pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Entendre commence quand je vois que j’entends mal. Un travail souterrain s’opère, signe de l’Esprit. Entre la parole et la terre, ça travaille, même si je ne vois rien. Plus tard tu comprendras, entendra Pierre !
Pour entendre, il faut durer, mais pas rester statique. Pas facile de sortir avec cette chaleur. Entendre est un acte de foi : une parole est là, qui va accomplir sa mission. Le signe qu’on entend, c’est un cœur qui s’éveille. S’il reste alourdi, il n’y a pas de bonne terre pour la Parole. Ce que Jésus guérit et envoie guérir, c’est nos cœurs, notre terre, pour devenir féconde. Si nous savions entendre, il n’y aurait plus de guerre, de violence, de dérèglements climatiques et autres dérèglements ! Entendre est si difficile, Seigneur ! Sans doute c’est pour que nous te cherchions, aujourd’hui et demain, ensemble.
Une graine c’est presque rien. C’est une vie en potentiel, cachée, elle ne se révélera qu’au contact d’une bonne terre. La manger fortifie, mais elle disparaît. La semer, c’est la condition pour se développer et se partager largement. De là vient la joie. Si je la reçois vraiment. Saint Paul le dit à sa manière, nous entendons quand nous attendons notre adoption. Notre travail, c’est de consentir à devenir les enfants adoptifs du Père de toute création. Nous vivons un enfantement en gémissement et douleur, vers notre Joie.
Olivier de Framond sj


