Homélies

17ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 26 juillet 2026

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17ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 26 juillet 2026

Lectures : 1ère lecture : 1 R 3, 5.7-12 ; Psaume 118 ; 2ème lecture : Rm 8, 28-30 ; Évangile : Mt 13, 44-52

Je voudrais revenir avec vous sur la première lecture. Ce n’est pas si fréquent que le dimanche on commente un texte de l’Ancien Testament, mais celui d’aujourd’hui est si actuel, si percutant, qu’on ne peut le laisser de côté !

               Il s’agit d’un songe. Salomon, le fils de David, le roi d’Israël, au sommet de sa gloire, entend   le Seigneur Dieu en personne lui adresser la parole au milieu de la nuit : « demande-moi ce que tu veux ! »  Dieu qui demande à l’homme : « de quoi as-tu besoin ? »

               D’habitude c’est plutôt nous qui demandons à Dieu ce dont nous avons besoin : « Donne-moi la paix, éclaire ma route, donne-moi à manger, à boire, pardonne mes fautes….» Mais là c’est Dieu qui prend l’initiative. Cela me fait penser à Jésus qui demandait au paralysé de Bethseda : « veux-tu guérir ? »

               Dieu, dans un songe, s’adresse à Salomon. Un songe… Comme pour Marie, comme pour Joseph, comme pour tant d’autres… C’est souvent la nuit que la vérité s’impose… Dieu trouve toujours moyen de nous rejoindre, de nous parler au cœur…

               Et là, Salomon, qui est pourtant comblé dans tous les domaines, se voit interpeller : « que puis-je faire de plus pour toi ? » Dieu ne cherche que notre bonheur.  « Demande, je te donnerai ! » Jésus insistera beaucoup là-dessus auprès de ses disciples, mais aussi auprès des foules, et auprès des personnes éprouvées par la maladie, un handicap ou un deuil. Car le fait de demander établit une relation ! Songez par exemple à vos propres enfants : vous leur avez appris à demander, à ne pas se servir tout seuls, pour qu’ils comprennent que tout ne leur est pas dû !

               Dieu procède ainsi : « demandez ! » Et nous savons que nous pouvons tout lui demander, même et surtout ce qui nous semble impossible, comme une guérison, une réconciliation, une paix intérieure.

               Cela ne veut pas dire que Dieu va faire exactement ce que nous réclamons, mais il va faire toujours mieux, et au moment le plus adéquat pour notre salut. Dieu entend nos prières. Il entre dans ce qui nous fait souffrir, il prend notre parti !

               Salomon demande la grâce d’avoir un bon discernement pour bien gouverner son peuple, et cette demande fait l’admiration de Dieu. Il me semble que cette histoire nous amène à réfléchir à ce qui nous manque vraiment, à nommer ce dont nous avons véritablement besoin pour avancer dans la vie. C’est la première fois, dans l’Ancien Testament, qu’est mentionné ce mot de « discernement ». C’est ce que nous pouvons demander nous aussi à ce Dieu qui nous aime tant : « donne-moi un bon discernement, Seigneur, pour prendre les bonnes décisions, pour choisir ce qui me paraitra le plus juste, pour grandir dans la foi, la justice et l’amour du prochain.

Alors j’entendrai le Seigneur me dire : « je te l’accorde, et tout le reste en prime ! »

 

                                                                                                                      Georges Cottin, sj