16ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 19 juillet 2026
16ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 19 juillet 2026
Lectures : 1ère lecture : Sg 12, 13.16-19 ; Psaume 85 ; 2ème lecture : Rm 8, 26-27 ; Evangile : Mt 13, 24-43
Pas plus tard que cette semaine, une paroissienne m’a demandé : qu’est-ce que c’est que le Royaume de Dieu ? Croyez-vous qu’il soit vraiment là alors que le monde va si mal ?
Je trouve que l’Évangile que l’on vient d’entendre répond largement à ces questions. Le Royaume de Dieu est bien là mais guère visible !
Plus exactement, l’ivraie, c’est-à-dire les mauvaises herbes, poussent et le cachent. Toutes les violences de par le monde, à Gaza, en Ukraine, au Liban, au Soudan et ailleurs, tous les propos ou les actes racistes, toutes les exclusions et les injustices dans notre pays comme dans bien d’autres, nous montrent bien que le Malin, les forces du mal, le péché sont à l’œuvre.
Mais dans le même temps sachons voir et reconnaître la présence de Dieu dans tant de gestes de pardon, d’amour, de tendresse, de miséricorde. Ils sont tout autant présents, mais peut-être plus discrets, plus anonymes. C’est une visite à un malade, un mot de réconfort à une personne seule, une compassion à quelqu’un qui vient de perdre un être cher, une offrande pour des peuples plus éprouvés que le nôtre, une attention portée aux actions de justice et de paix à travers le monde.
La presse, les media, ne nous révèlent guère tout ce qui se vit de positif sur la planète. A nous de lire entre les lignes, d’ouvrir nos yeux sur ces gestes d’amour qui sont autant de communion à notre Dieu : « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ! »
L’Évangile nous disait que l’ivraie pousse en même temps que le bon grain, mais que la moisson permettrait d’opérer le tri et que le bon grain finira dans le grenier de Dieu. Il y a là une promesse de victoire, de paix, de justice, d’amour… Nous savons que le mal n’est pas plus puissant que le bien, que Dieu a vaincu le mal, et qu’il est là à nos côtés pour ne pas nous laisser abattre. La moisson, la venue du Royaume, ce n’est pas une attente naïve et passive, c’est un combat de tous les instants pour que « vienne son Règne » comme nous le disons dans le Notre Père.
Alors oui, le Royaume de Dieu est déjà là, en espérance mais aussi en actes. Et c’est à nous d’en observer et d’en révéler la réalité. Il est avec nous jusqu’à la fin du monde !
Georges Cottin sj


