29ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 18 octobre 2026
29ème dimanche du Temps ordinaire – Année A – 18 octobre 2026
Lectures : 1ère lecture : Is 45, 1.4-6 ; Psaume 95 ; 2ème lecture : 1 Th 1, 1-5b ; Évangile : Mt 22, 15-21
« Rendez à César ce qui et à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Chacun d’entre nous, dans sa vie spirituelle, est amené à faire des choix, des choix parfois difficiles… par exemple entre l’engagement dans une association ou la préservation de sa vie de famille… ou bien dans le don de ses biens à ceux qui en ont vraiment besoin ou dans une certaine prudence par rapport à l’avenir… ou bien encore dans le soin de sa santé et le service de son
prochain… Le choix entre Dieu et César n’est pas toujours évident.
Or la vie chrétienne, la vie à la suite du Christ, m’amène sans cesse à poser des choix, à engager ma liberté. Il ne me dicte pas ce que je dois faire, il m’a voulu libre, et même créateur, à l’image de son Père. Dieu n’a pas sur nous un plan préétabli ! Et la vocation, ce à quoi chacun d’entre nous est appelé, n’est pas la réalisation d’un projet établi par un autre, mais la décision personnelle d’aller jusqu’au bout de soi-même, de ses capacités, de ses
désirs les plus profonds.
Vivre en chrétien c’est choisir librement ce que je désire vivre sans me laisser emporter par l’air du temps, les pressions de toutes sortes, les addictions, la mode ou les facilités. Et choisir c’est renoncer, renoncer à tout avoir, à tout diriger, à tout maîtriser.
Il y a des obligations auxquelles je ne peux pas échapper : c’est peut-être cela rendre à César ce qui est à César : l’obligation de gagner sa vie, de payer ses impôts, de voter, de respecter le bien d’autrui, et sa culture, et sa manière de vivre, ou encore de porter assistance à personne en danger…
Mais rendre à Dieu ce qui vient de Dieu, c’est autre chose ! C’est d’abord reconnaître que je lui dois tout : ma famille, ma santé, mes dons, mon espérance… C’est prendre conscience que je suis aimé de Lui, depuis toujours, de manière préférentielle, unique, qu’il veut pour moi la paix, le bonheur, l’épanouissement, et répondre à cet amour ! C’est donc poser des choix qui vont dans le sens de cette réponse : la prière, le service, le pardon des offenses, l’action de grâce…
La relecture de sa journée, de ses engagements, de son quotidien peut être un moyen précieux de discerner ce qui dans ma vie est conforme à cette orientation profonde, et surtout à reconnaître la présence de Dieu dans des petites choses où Dieu était bien là ! Je laisse maintenant la parole à Bernard, des Conférences Saint Vincent de Paul, qui
va nous suggérer quelques pistes concrètes !
Georges, aidé de Mireille, Marianne, Gérard et Florence


