3ème dimanche de Carême – 23 mars 2025
3ème dimanche de Carême – 23 mars 2025 – 1er scrutin (textes de l’année A)
Lectures : Ex 17, 3-7 Ps 94 Rm 5, 1-2.5-8 Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42
Les catéchumènes ressemblent à cette femme de Samarie venant puiser de l’eau au puits de Jacob. Ils se présentent à l’Église et voilà qu’ils s’entendent dire par le Seigneur : donne-moi à boire. Ils pensaient être animés d’un grand désir, et bientôt ils découvrent qu’ils sont davantage désirés qu’ils ne désirent eux-mêmes. Ils pensaient boire à la source qui désaltère, et à cette source quelqu’un leur demande à boire. Ainsi l’on découvre que le désir qu’éprouve Jésus envers chacun de nous dépasse le désir que chacun ressent pour lui.
La Samaritaine vient puiser l’eau qui désaltère au puits de Jacob. Et Jésus lui révèle bientôt toutes les soifs qui dictent sa vie: soif d’une eau qui étanche ; soif d’un amour comme en témoignent les cinq maris qu’elle a connus, et le sixième avec qui elle vit sans qu’il soit son mari ; soif de Dieu enfin qu’elle désire adorer au bon endroit, ignorant si c’est à la montagne de Samarie ou à Jérusalem
La rencontre de Jésus bouleverse sa vie. Jésus lui demandait l’eau du puits et lui-même lui donnera l’eau vive qui apaise toute soif. Avant de rencontrer Jésus, cette femme avait connu six hommes. Jésus deviendra le septième – du chiffre sept qui désigne la perfection dans l’Ecriture.
Cette femme se demandait s’il convenait d’adorer le Seigneur Dieu ici en Samarie, ou là-bas à Jérusalem. Jésus lui révèle que la foi en Dieu ne dépend plus d’un lieu donné mais bien de ce sanctuaire sacré qu’est le coeur de l’homme – là où le Seigneur vient rencontrer chacun au plus intime.
Lorsque la Samaritaine comprit ce qu’elle venait de recevoir de Jésus : une eau qui désaltère, un amour qui ne déçoit pas, et la vie en Dieu, il est dit qu’elle laissa là sa cruche pour courir en témoigner auprès des gens de la ville, ne pouvant plus garder pour elle tout ce qu’elle avait reçu .
Chers appelés, cette rencontre de la samaritaine et de Jésus ressemble à votre rencontre du Seigneur. Sur votre route, vous pensiez trouver des réponses à vos questions, et vous avez découvert bien mieux qu’une réponse : Jésus lui-même qui se donne à vous. Il calme notre soif, nous aime mieux que quiconque ne nous aimera dans notre vie. Il nous donne de connaître Dieu son Père et la vie éternelle à ceux qui consentent à l’accueillir.
Vous allez franchir lors de la veillée pascale la « porte du baptême ». Laissez-là votre cruche. Soyez les témoins reconnaissants de tout ce que vous avez reçu du Seigneur. Vous savez comme notre monde a besoin d’être désaltéré. Combien chacun, chacune a besoin d’être aimé et quelle paix, quelle joie, et quelle force d’aimer donne la rencontre du Seigneur. Amen.
Jean-Jacques Guillemot sj et l’EAL Jean-Baptiste