4ème dimanche du Temps Ordinaire

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4ème dimanche du temps Ordinaire – année C – 30  janvier 2022

Lectures :    Jr 1,4-5.17-19              Ps 70              1 Co 12,31 à 13,13              Lc 4,21-30

Témoignage :

Bonjour à tous !

Le père Georges, lors de notre rencontre d’équipe liturgique pour préparer cette célébration, nous a interrogés : « qu’aimeriez-vous leur dire, aux couples de la paroisse qui se préparent au mariage ? » A partir des paroles échangées par les couples présents lors de cette réunion, voici les quelques mots que Matthieu et moi-même, très simplement, pouvons vous partager :

  • Le Mariage est pour nous le signe visible d’une confiance immense que l’on dépose en l’autre. Savoir qu’on peut compter sur cette parole donnée devant nos proches, nos amis, et devant Dieu, constitue un socle sur lequel se reposer pour avancer. Un ancrage, une célébration, une fête, une Espérance qui sont des rochers solides dans notre vie.
  • C’est aussi le choix d’un engagement un peu irrationnel : peut-être qu’on ne sait pas tout ce que cette alliance nous réserve, on ne maîtrise pas tout, et tant mieux car cet amour est aussi signe d’un amour qui nous dépasse, un acte de foi. Inventer chaque jour comment vivre ce oui prononcé lors de notre mariage, avec cette personne qu’on connait si bien et qu’on découvre différente à chaque étape de vie, c’est quand même passionnant.
  • Enfin, cette union n’est pas fusion, sinon c’est vite la confusion ! Chacun arrive avec sa personnalité, sa famille d’origine, son histoire propre… et nos personnalités évoluent aussi au fil des années. Si les conflits sont parfois inutiles, les désaccords peuvent être féconds quand ils peuvent s’exprimer, quand ils sont partagés pour mieux avancer ensemble. Les paroles vraies qu’on prend le temps d’échanger en couple durant la préparation au mariage mais aussi plus tard, après plusieurs années de mariage, au sein de groupes de partage, sont, dans nos vies pressées, un trésor à chérir.
  • Nous sommes heureux que des couples comme les vôtres s’engagent et nous vous portons dans nos prières, sûrs que votre amour trouvera « sa joie dans ce qui est vrai ».

Isabelle et Matthieu Pommiers

Homélie :

Le mot que je retiens de cet Évangile, c’est le mot aujourd’hui

C’est « aujourd’hui que s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre :

  • Une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres
  • Les captifs sont libérés
  • Les aveugles retrouvent la vue
  • Les opprimés sont remis en liberté et une année favorable est accordée par le Seigneur… »

C’est un passage du livre d’Isaïe que Jésus a lu dans la synagogue de Nazareth, et Jésus insiste sur l’aujourd’hui, l’aujourd’hui de Dieu, le temps présent.
C’est aujourd’hui qu’il nous est offert de marcher droit, d’entendre les paroles qu’il nous adresse, de grandir en liberté, d’y voir plus clair sur notre avenir, de nous lier d’amour, et de construire cette Église que nous désirons plus conforme à l’esprit de l’Évangile…

L’aujourd’hui de Dieu, c’est sa présence au milieu de nous, comme il l’avait dit : « lorsque vous serez réunis deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous. »
C’est une présence discrète, invisible parfois, mais bien réelle, dont nous prenons conscience parfois… Il était là mais je ne le savais pas ! Mais je l’ai réalisé plus tard, lorsque j’ai relu ma journée, ma semaine, les événements, les rencontres, les temps de prière ou de solitude de ces journées écoulées…
Et il était là particulièrement dans les temps d’amour partagé, de services rendus ou reçus, de pardon donné ou offert…

Jésus à Nazareth était bien là, au milieu de son peuple, Dieu fait homme, Dieu parmi nous, mais les gens ne l’ont pas reconnu. Ils voyaient en lui tout au plus un guérisseur ou un beau prêcheur, mais certainement pas celui qu’il disait être ! « Nul n’est prophète en son pays ». Alors ils l’ont rejeté, ils l’ont pris pour un prétentieux, un usurpateur, et ils l’ont conduit jusqu’à un escarpement, près de Nazareth, d’où l’on domine toute la plaine, avec l’intention de le précipiter en bas… mais lui, « passant au milieu d’eux, allait son chemin. »
Cette dernière phrase, elle m’évoque l’éternelle discrétion de Dieu. Si on ne veut pas de lui, si on l’écarte de notre route, il s’efface, il ne s’impose pas, il ne réalise pas de miracles qui nous obligeraient à croire en lui, il reste discrètement présent, attentif, tendant l’oreille, prêt à revenir si nous le lui demandons.
Alors, en ce temps « ordinaire », en cette présence constante de Dieu dans nos vies, demandons -lui la grâce de comprendre ce qu’il désire pour nous, de « goûter » ce bonheur qu’il nous offre, de lui ouvrir la porte de notre cœur pour qu’il fasse chez nous sa demeure, lui près de nous, et nous près de lui ! Amen !

Georges Cottin sj