Le jeudi 26 novembre 2020, Lc 21, 20-28, par P. Ashok BODHANA s.j.

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Le jeudi 26 novembre 2020, Lc 21, 20-28, par P. Ashok BODHANA s.j.

Redressez-vous et relevez la tête!

Introduction

Bonjour chers frères et sœurs,

Nous sommes jeudi le 26 novembre 2020. Merci de nous rejoindre pour la réflexion sur l’EV du jour.  Le 24 novembre au soir, vous avez sans doute écouté le discours du Président qui a énuméré toutes les nouvelles mesures et règles qu’on doit respecter pendant l’épidémie. Il a insisté sur la responsabilité individuelle et communautaire pour se protéger. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus énumère tous les consignes et mesures que ses disciples doivent mettre en œuvre face à la dévastation de Jérusalem.  Ecoutons d’abord, l’évangile.

Evangile selon St. Lc 21, 20-28.

Si vous le remarquez bien, depuis une semaine, dans les évangiles quotidiens, Jésus parle en termes apocalyptiques. Autrement dit, il emploie un langage qui évoque des destructions massives, des souffrances inimaginables, lors de la fin des temps, à l’heure du jugement dernier etc. Il prévoit la destruction de la ville et du temple de Jérusalem par l’armée romaine. Il parle également de sa deuxième venue en gloire dans une nuée comme Fils de Dieu.

De manière générale, le langage apocalyptique n’est pas agréable ni confortable à écouter parce qu’il nous fait peur. Notons que même avant Jésus, les prophètes par ce langage apocalyptique voulaient avertir le peuple des dangers qu’il risquait s’il ne se convertissait pas, ne suivait pas ou ne se rapprochait pas de Dieu.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous demande de tenir compte de trois choses importantes : 1. Se préparer contre le danger 2. Se protéger contre le danger et 3. Persévérer dans l’espérance.

D’abord, se préparer contre le danger :

Pressentant la ruine de Jérusalem et du temple, Jésus avertit ses disciples et leur demande de s’y préparer.  Il leur demande d’en observer les signes comme l’arrivée de l’armée romaine, des païens, la misère, la colère, la vengeance etc. de la même manière que nous savons reconnaître une maladie à ses symptômes, par exemple, la pandémie actuelle. Ensuite, concernant son retour en gloire, il leur en montre les signes dans la nature comme ceux dans le soleil, la lune, les étoiles et sur la terre etc.

De fait, on peut dire, que cet évangile est toujours d’actualité parce que de nos jours, nous voyons également l’annonce de dangers à travers les catastrophes naturelles, les séismes, la crise écologique etc. Donc, préparons-nous, soyons vigilants spirituellement pour savoir discerner le temps que nous traversons.

Ensuite, se protéger contre le danger

Quand on perçoit clairement un danger, l’étape suivante est de s’en protéger. Dans l’évangile, en fonction du lieu, Jésus donne à ses disciple trois consignes pour se protéger. « Ceux qui seront en Judée qu’ils s’enfuient dans les montages, ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville » (v.21).

J’aimerais attirer votre attention sur l’expression : « s’enfuir dans les montagnes ». De fait, la montagne qui est à la frontière de la terre et du ciel n’est pas seulement un lieu de protection mais surtout un lieu de prière de rencontre avec Dieu. Maints exemples dans l’Ancien Testament montrent que la montagne est un lieu de rendez-vous et de rencontre entre Dieu, les prophètes et le peuple. Le point important est qu’en cas de danger et d’épreuves dans notre vie, il faut d’abord courir vers des lieux de rencontre intime avec Dieu qui nous protègent.

Enfin, persévérer dans l’espérance

De fait, les derniers mots au verset 28, « redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche » mérite vraiment attention. Pourquoi ? Parce que le message central de cet évangile en parlant des derniers jours et de la venue du Fils de Dieu dans la gloire n’est pas la peur mais l’espérance.

En ce temps difficile de pandémie où certains sont paralysés par la peur, par l’incertitude de l’avenir, cet évangile nous demande de nous redresser et de relever la tête. Comme dit Paul, « soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, persévérants dans la prière » (Rm 12, 12). Ne démissionnons pas devant les épreuves. Quelles que soient les circonstances, en conservant l’espoir et les yeux fixés sur Dieu, nous pouvons affronter n’importe quelle tempête.

Quelques pistes ou questions pour votre prière personnelle ou pour votre contemplation :

  • Quels sont mes lieux de protection et de ressourcement spirituels ?
  • Comment je me comporte face à la crise actuelle, face à la pandémie, ou à d’autres épreuves difficiles que je traverse ?

Intention :

Je prie pour ceux qui sont dans la désolation, le désespoir et la dépression.  Que le Seigneur leur donne la lumière, la force, la joie et avant tout l’espérance. Amen.

Ashok BODHANA sj